Quand consulter ?

 

Il est parfois difficile d’envisager de consulter un psychologue, d’accepter d’en avoir besoin. Dans certaines cultures, en France notamment, cela peut être, bien à tort, associé à une faiblesse personnelle.

 

Face à une difficulté on se dit parfois un peu rapidement « je peux m’en sortir seul, c’est une question de volonté »,
« je n’ai pas besoin de consulter, je ne suis pas fou ». Il s’agit là d’une erreur de jugement. Il faut précisément ne pas attendre de devenir « fou », ou de croire le devenir, pour consulter. Un peu avant c’est mieux…

 

D’autre part, un état dépressif ou une forte anxiété ne se sont jamais réglés par le seul effort de la volonté. Si c’était le cas, cela se saurait.

 


 Décider de prendre rendez-vous avec un psychologue,
un professionnel du soin psychique, n’est certainement pas un aveu de faiblesse mais au contraire un acte courageux et responsable, une décision lucide et pragmatique.

 

On peut consulter pour différentes raisons et pas forcément parce que l’on va mal. Parfois au contraire on va très bien, mais c’est l’entourage qui va mal, qui souffre de notre comportement. On peut aussi consulter pour comprendre pourquoi certaines situations se répètent, pour tenter d’y voir clair à l’occasion de décisions compliquées à prendre, dans le cas de difficultés relationnelles.

 

Les raisons du mal-être peuvent être multiples, qu’il s’agisse d’état dépressif, d’anxiété, d’angoisse, de stress, d’insomnie, d’addiction, de difficultés familiales ou professionnelles, de douleurs chroniques que rien n’apaise, de manque de confiance, de sentiment de dévalorisation.

Toute vie traverse des périodes compliquées qui nécessitent d’être accompagné et soutenu. Ce peut être le cas lors d’un divorce, lors d’une « mise au placard » professionnelle, lors d’une procédure de licenciement redoutée ou en cours. Il s’agit alors non seulement d’être épaulé mais aussi d’être en état de se défendre.

 Il est normal d’aller mal dans un environnement pathogène, qui crée de la souffrance.

 

Il est normal d’apprendre à résister, à se protéger et se défendre.

 

Il est necessaire à certains moments de sa vie de ressentir le besoin d’être écouté sans a priori, sans enjeu de prestance et en toute confidentialité.

 

Le psychologue est soumis au respect du secret professionnel.