Travailler avec les enfants

 

Spécificités du travail avec les enfants

 

Les motifs de consultations sont variés, qu'il s'agisse de difficultés dans les apprentissages scolaires, d'insomnies, de terreurs nocturnes, de troubles du comportement, de mutisme électif, d'accès de colère apparemment incompréhensibles...

 

Il peut s'agir également de difficultés à l'occasion d'un deuil, d'une séparation, du refus d'un ex-conjoint de maintenir les liens avec son enfant.

 

A la différence de l'adulte, l'enfant est un "sujet" en développement. Il n'est pas envisageable de travailler avec lui sans s'intéresser à son environnement, c'est-à-dire en premier lieu sa mère, son père, sa famille.

Un enfant vit en interaction avec ses proches et il n'est pas rare que le travail entrepris avec lui conduise assez naturellement à travailler aussi avec eux.


Test et bilans

 

Je travaille avec les tests classiques : Brunet Lezin, WIPPSI, WISC, tests projectifs.

S'il est fréquent que certains enfants soient adressés par un orthophoniste ou un médecin pour une demande de tests psychométriques, il convient de préciser un point important.

Il n'est pas rare et même tout à fait fréquent, qu'un enfant rencontre une chute dans ses résultats scolaires, ait des difficultés à entrer dans les apprentissages (lecture, calcul) ou des troubles du comportement en raison de difficultés d'ordre psycho- affectif.

C'est alors un bilan psychologique complet avec l'enfant qui devient nécessaire. La passation de tests de QI n'aurait d'autre effet que d'objectiver ses difficultés sans pour autant l'aider à les résoudre.

 

Les tests et bilans psychologiques peuvent être utiles pour mettre en évidence ces troubles, mais le plus important est de comprendre ce qui se joue chez lui et ce que viennent dire ces difficultés ou certains passages à l'acte. Les tests et la pratique du bilan sont alors employés comme support de relation avec l'enfant.

Il est important de préciser, en dépit de ce que l'on lit parfois, que l'intelligence n'est pas mesurable.

Le QI (Quotient Intellectuel) ne donne qu'un aperçu très partiel du fonctionnement psychique. Les tests ne permettent d'en mesurer que certains effets et ces effets varient dans le temps, en fonction de l'état de fatigue, de stress, de manque de sommeil, d'angoisse, etc.

Violences et stress, quelques éléments clé

 

Parce que les enfants sont vulnérables et que nombre de souffrances d’adultes proviennent de l’enfance, il nous semble important de rappeler certains faits scientifiquement établis.

 

On sait aujourd’hui qu’il existe un lien entre les violences physiques, psychologiques et une intelligence abîmée.

 

Un danger physique ce sont des coups, des mauvais traitements, un danger psychologique ce sont des insultes, des humiliations, être le témoin de violence faites à sa figure d’attachement, voir sa mère battue ou insultée, dénigrée.

 

Les violences physiques et psychologiques dont l’enfant est témoin (et pas nécessairement directement victime) abîment l’intelligence de l’enfant.

L’hormone du stress, le cortisol, en particulier chez le tout petit, détruit les neurones. Il s’agit là d’une donnée scientifique que l’on ne connait pas assez.

 

Enfant et stress post traumatique

 

Un bébé, un jeune enfant peut être atteint de stress post traumatique s’il est le témoin de violences répétés.

 

Le stress post traumatique ne concerne pas seulement les militaires ou les victimes d’attentats... mais aussi les femmes, les hommes et les enfants – y compris nourrissons, victimes ou témoins de violences familiales.

 

C’est pour cela qu’il ne faut jamais hésiter à faire un signalement directement au Procureur de la République, quand un enfant est ou vous semble (vous n’avez pas à prouver les faits) en danger physique, psychologique ou moral.